L’or de Blaise Cendrars

L’Or (sous-titré La Merveilleuse Histoire du général Johann August Suter) est un roman de l’auteur Blaise Cendrars paru en 1925 chez l’éditeur Grasset. C’est le premier roman publié par Blaise Cendrars, qui était jusqu’alors connu pour ses poèmes (Les Pâques à New York, la Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France) ainsi que ses collaborations avec les peintres dans les milieux avant-gardistes.

Blaise Cendrars a écrit l’Or en quelques semaines au retour de son premier voyage au Brésil (1924), L’Or a immédiatement connu un grand succès, jamais démenti. L’Or marque un tournant majeur dans l’œuvre de Cendrars qui « prend congé » de la poésie pour devenir tout au long des années 20 un romancier de l’aventure héroïque.

Résumé De l’Or de Blaise Cendrars

Pour son premier roman, qui est également son roman le plus populaire, Blaise Cendrars a remodelé la vie d’un personnage historique ayant réellement existé, qui n’est autre que le malheureux grand-père de son ami, le sculpteur suisse August Sutter. Après son émigration solitaire vers l’hémisphère occidental, Johann Sutter (Cendrars redonne à son personnage l’orthographe originale de son nom : Suter) avait réussi à devenir virtuellement empereur de Californie, jusqu’à ce que la découverte d’or sur sa propriété dans la vallée du Sacramento précipite une ruée incontrôlable de prospecteurs, qui le ruinèrent. Ironiquement, les vastes gisements du métal précieux ont réduit l’homme le plus riche d’Amérique du Nord à la misère et à la folie.

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Résumé complet de l’Or de Blaise Cendrars :


L’or commence avec l’apparition d’un étranger solitaire dans un village suisse isolé. Johann Sutter est venu demander un passeport, mais comme les autorités refusent d’en fournir un à cet inconnu de trente et un ans, il franchit quand même la frontière française, laissant derrière lui sa femme et ses quatre enfants. Le vagabond vit de sa ruse, pas toujours de la loi, et réussit à réserver un passage sur un bateau pour New York. Il se jure à lui-même de conquérir le Nouveau Monde.

Sutter passe deux ans à New York avant de se rendre à St. Louis. Il est hanté par les récits séduisants de la frontière de l’Ouest et est déterminé, malgré les nombreux dangers, à se rendre en Californie. En cours de route, le tirage au sort d’une pièce de monnaie lui assure qu’il réussira. De Vancouver, il navigue vers Hawaï et, après un certain temps dans les îles, il s’arrange avec des marins russes pour se rendre en Alaska. De Sitka, Sutter descend la côte, pour se retrouver enfin seul sur la plage déserte de San Francisco.

Excité par les terres luxuriantes qu’il voit dans la vallée du Sacramento, Sutter propose d’y construire sa Nouvelle Helvétie et le gouverneur mexicain lui dit de faire ce qu’il veut. Surmontant les dangers naturels et humains et les aléas de la politique, il réussit à créer un magnifique empire. Pourtant, au moment de son plus grand triomphe, alors que Sutter, âgé de quarante-cinq ans, se prépare à envoyer sa famille en Europe, James W. Marshall, un charpentier de New Helvetia, creuse accidentellement un filon d’or. En précipitant une ruée frénétique sur les terres de Sutter, la découverte du précieux métal met fin à la souveraineté et à la prospérité de l’homme le plus riche du continent. Sutter perd le contrôle de sa propriété au profit de milliers de prospecteurs avares et, lorsqu’Anna Sutter et ses quatre enfants arrivent enfin, ils rencontrent un indigent brisé. En voyant son mari, Anna s’effondre et meurt.

Sutter se remet au travail et, pendant un certain temps, ses affaires prospèrent à nouveau. Le maire de San Francisco l’honore en tant que héros et le juge Thompson décide que Sutter possède la pleine propriété de tous les biens de la Nouvelle Helvétie. Cette décision juridique provoque une émeute, une foule déchaînée brûle et saccage le domaine, et Sutter est à nouveau réduit à la pauvreté, tandis que son fils aîné, Emile, est poussé au suicide.

Homme brisé, Sutter erre en citant le livre de l’Apocalypse. Il finit par rejoindre une secte religieuse en Pennsylvanie et tombe sous l’emprise de son chef, Johannes Christitsch, qui prend en charge ses recours juridiques. Sutter devient ensuite une figure familière et pathétique à Washington, adressant en vain des pétitions au Congrès pour obtenir la restitution de ses biens. Abandonné même par Christitsch, Sutter meurt tristement sur les marches du Capitole, à l’âge de 73 ans, incapable de supporter l’excitation causée par un cruel mensonge que lui a raconté un enfant de sept ans, à savoir que le Congrès aurait voté cent millions de dollars à Sutter.

J’espère que ce résumé vous aura plu.

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